Ecrit il y a plusieurs années.
La vie est née
Seule et vulnérable,
L'obscurité l'accable.
Marche la Fille De La Lune,
Abandonnée sur le sable des dunes
Parce que trop différente,
On la dit effrayante.
Translucide et pâle est son visage,
Les humains y voient un mauvais présage.
Le Fils Du Soleil rejeté et incompris,
Dans le désert aride est banni.
Son corps ardent brûle son propre cœur,
Mais c'est la solitude qui est coupable de sa peur.
Son cœur brûle dans ses propres flammes,
Mais la plus vive douleur est celle de son âme,
Meurtrie par la haine des humains
Et par son abandon soudain.
Là-haut sur la plus haute dune
Se rencontrent les enfants du Soleil et de la Lune.
Derrière la jeune fille s'étend l'obscurité de la nuit,
Derrière le jeune homme s'abat la chaleur du jour qui grandit.
« Ô, douce beauté, apaise mon cœur brûlant.
― Ô, ardent amour, réchauffe mon cœur tremblant. »
Les cœurs battent à l'unisson, les lèvres chaudes se pressent contre les lèvres glacées,
La chaleur du soleil se mêle à la fraîcheur de l'obscurité.
C'est ainsi que deux contraires
Pour toujours s'assemblèrent.
De cette union inouïe
Naquirent le jour et la nuit.
Par Imagine Severa